deckaps
Modérateur
Médaille: Diamant


Sexe:  Inscrit le: 12 Nov 2004 Messages: 5209 Localisation: sur l'elle de mes rêve 252.50 
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tu trouve? za nefa nahita hoe rôle tena à l'opposé ilay izy. Jack bauer c'est plutôt le leader. Alors qu'ici il joue le rôle d'un homme qui vit avec le doute, la peur. Je trouve qu'il a un perso plus profond ici que dans 24 heures.
En tout cas, une chose est sûre, Mirrors est un film qui se respecte.
Et le duo Alexandre aja/ greogrie Levasseur (co-scénariste depuis le début de leurs aventures) est un put*** de bon duo.
A la fois intelligent et inventifs, ils arrivent à faire un bon scénario sur un sujet qui avait de grande chance de se casser la gueule. Déjà, ce qu'ils ont réussit à faire sur "Haute tension" n'est plus ni moins qu'un véritable exploit. En effet, proposer un film aussi explosif dans un cinéma qui, en règle générale, se refuse à ce genre "parasite" ... fallait le faire. Ils l'ont fait et Haute tension demeure à ce jour une œuvre majeur du cinéma de genre français.
Après ce succès, ils ont enchaînés un autre projet encore plus casse gueule: adapter un classique de l'horreur, à savoir, "la colline à des yeux". C'était casse gueule car ils touchent à l'oeuvre d'un des réalisateur les plus célèbre dans la petite sphère du cinéma d'horreur, Wes Craven. Mais ils ont trouver le bon équilibre entre un bon scénar et beaucoup d'originalité dans le traitement des scènes gores, très crus mais très efficaces. Et le résultat dépasse de très loin tout ce qu'on pouvait attendre.
Et là, ils restent dans le registre du remake en reprenant un film sud coréen, malheureusement inconnu du grand public: "Into The Mirror". Mais là où ils ont fait très fort c'est encore (et toujours) sur le plan du scénario. Etant un film asiatique, Into The Mirror ne pouvait pas être repris avec les normes de la culture occidentale. Ça, ils l'ont bien compris, contrairement à d'autres (le remake de shutter et pathétique, comparé à l'original). En effet le fantastique oriental est un fantastique qui existe sans l'aide d'artifices ni d'excuses. Un fantôme n'a pas besoins de raison d'être pour exister. Par contre, dans la culture occidentale, le mal n'arrive jamais sans raison. du coup un fantôme doit toujours avoir son lot d'explications pour exister, comme si son existence sur cette terre dépendait de quelque chose de rationnel (C'est là que certains réalisateurs se prennent le pieds. En effet comment faire quelque chose de rationnel dans un genre qui, à la base, traite de sujet totalement irréel?). la version original de ce film par exemple ne se soucie pas d'une longue séquence d'exposition expliquant la raison d'être du mal. il existe, un point c'est tout, faut pas chercher trop loin. Ce qu'on pouvait redouter le plus donc, c'est qu'une fois passer la frontière, ce film se trouve des excuses bidons et ridicules.
Mais Aja/levasseur ont trouvés une idée géniale. Si on ne peut pas adapter fidèlement un remake, prenons l'idée et réécrivons le tout. Ils viennent de donner là la vraie réponse au problèmes de remake. C'est comme si on décidait de faire un film sur la cène, le dernier repas de Jesus. Il y a la méthode les z'inconnus (on garde le déroulement tel qu'il est écrit, et on remplace les accessoires par des objets plus contemporains -le ketchup pour le sang etc), puis il y a une méthode plus complexe: prendre le thème et voir comment il s'adapterait à tel ou tel société. Si, par exemple, dans notre présent, cette situation venait à se répéter, comment allons nous réagir?
Ils ont donc pris l'idée d'un mal emprisonné dans le miroir. mais le développement de ce thème est très occidental. Ils rattachent ce fait avec l'exorcisme. Dans la culture occidental (je ne sais pas vraiment de quel pays) le miroir est un outil d'exorcisme. On place le miroir en face de l'être posséder pour que le "démon" qui l'habite quitte son corps et se retrouve emprisonné dans le miroir (une scène que l'on retrouve dans constantine, par exemple). C'est de cette idée dont ils se sont nourris. Voilà pour le scenar: bien trouvé, bien écrit, ...
Pour les effets ... on les attendaient au tournant. C'est vrai, un duo rompue au films gore qui font un film d'épouvante fonctionnant sur la suggestion et le hors champ ...
pourtant, on ne peut le nier, leur petit tour de fantômes et de portes qui claquent fonctionne très bien. L'ambiance fait le bon équilibre entre l'univers gothique à la silent hill (le décors du centre commercial est très bien pensé) et l'aspect direct, violent, choquant d'un bon survival. Ils s'offrent même le luxe d'inclure au beau milieu de leurs climax un élément totalement codifié "survival horror" (le combat avec la bête) avec son lot de violence et de sang (même si ça se limite aux "moins de 12 ans").
Maintenant, quant à comparer les deux versions ... on n'arrivera pas à trouver qui est le meilleur. Ils ont tous les deux leurs lots de défauts et de qualités et ils doivent être pris à part, comme deux films qui n'ont finalement rien à voir ensemble à part le thème et le climax. Ils ont chacun leurs traitement bien singulier.
Into the mirrors est largement plus intéressant et audacieux au niveau expérimentation visuel (la séquence de l'ascenseur, malheureusement occulté par aja, est d'une efficacité redoutable). Mais Mirrors est beaucoup plus fournie sur le plan du scénario.
Quoi qu'il en soit, Alexandre Aja s'en tire assez bien, vu ce qui arrive en ce moment aux réalisateurs français qui passent la frontière (une liberté d'expression quasi nulle). On peut croire qu'ils ont été quand même freinnés par les producteurs sur certains points. Mais je crois qu'ils ont réussit à imposer au mieux leurs idées, ce qui, dans un pays où ce sont les producteurs qui ont le final cut, n'est pas négligeable.
Vivement le prochain.
Bande annonce Into the mirror - Kim Sung Ho - 2003 _________________ Here's a little song I wrote You might want to sing it note for note
Don't worry, be happy
In every life we have some trouble When you worry you make it double
Don't worry, be happy
Don't worry, be happy now |
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